Opération scorpion: «le bras de la justice ne tremble pas» et condamne Ike Ngouoni à 8 ans de prison ferme

Ike Ngouoni en compagnie de son assistante Sandy Ntsame Obame pendant la lecture du verdict © DR

Libreville le 27 juillet 2022 – (Dépêches 241). Le verdict dans le procès opposant l’Etat gabonais à Ike Ngouoni Ayila s’est achevé hier avec pour épilogue la condamnation à 8 ans de prison ferme pour l’ex porte-parole de la présidence de la République. Il devra également payer 5 milliards de dommages et intérêts en raison des crimes commis contre l’Etat. 

« Cette affaire est d’une extrême gravité, elle exige en retour la plus grande sévérité. Il ne doit y avoir ni faiblesse, ni impunité, ni passe droit, quelque soit le rang des personnes concernées des individus impliqués. Si des responsables, quels qu’ils soient, ont failli, ils seront durement sanctionnés. Notre bras ne tremblera pas, la corruption n’a pas sa place au Gabon ». Tout le monde a encore en mémoire cette sortie devenue culte de Ike Ngouoni dans le cadre de l’affaire du Kevazingo qui demandait à la justice gabonaise de faire preuve d’intransigeance et de sévérité pour punir les personnalités responsables de ce scandale.  

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Ce mardi 26 avril la justice telle qu’il l’avait demandé du temps de sa magnificence a donné son verdict dans une affaire qui , cette fois concernait directement l’ancien porte parole de la présidence de la République. Au terme de deux jours de procès, Ike Ngouoni a été condamné à 8 ans de prison ferme et 5 milliards de dommages et intérêts. Son assistante Sandy Ntsame Obame condamnée à 5 ans avec sursis, 500 millions dommages et intérêts. 

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A noter que Ike Ngouoni Ayila ancien proche collaborateur de Brice Laccruche Alihanga et ancien porte parole de la présidence de la République est accusé d’avoir détourné un peu plus de 7 milliards de fonds supposément publics. Des accusations battues en brèche par la défense qui a soulevé le fait que les fonds querellés provenaient du compte privé du président de la République. Des arguments qui n’ont pas suffi à faire acquitter leur client.

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