Union Nationale: Paul-Marie Gondjout crée une branche dissidente dénommée UNI

Paul-Marie Gondjout le nouveau leader de l’Union Nationale Initiale (UNI) © DR

Libreville, le 26 juillet 2022 – (Dépêches 241). Paul-Marie Gondjout vient d’acter la scission de l’Union nationale (UN). L’ancien candidat à la succession de Zacharie Myboto a officialisé le weekend écoulé, la création de l’Union nationale initiale (UNI). Un acte perçu comme une défiance à l’endroit de Paulette Missambo et qui concrétise manifestement son rêve d’apporter ses idées et sa vision du Gabon à la tête de ce parti politique de l’opposition. 

Cette scission était prévisible, tant le dissident Paul Marie Gondjout était depuis plusieurs mois, en rupture de ban avec la Présidente actuelle de l’Union nationale, Paulette Missambo. Le 23 juillet en effet, Paul-Marie Gondjout a acté la scission du parti historique l’Union Nationale, en créant l’Union Nationale Initiale (UNI). Un acte de défiance contre le clan Missambo qui pourtant en novembre 2021, avait pris la tête du parti, ce qui lui a d’ailleurs valu les félicitations de Paul Marie Gondjout, lequel avait dans un esprit démocratique reconnu sa défaite. 

L’ancien Secrétaire exécutif adjoint chargé des élections de l’UN et par ailleurs, compagnon de Chantal Myboto, fille de Zacharie, matérialise ainsi son ambition politique révélée depuis sa candidature à la présidence de cette formation de l’opposition.  Ainsi Paul-Marie Gondjout et les siens justifient leur acte par, disent-ils, l’incapacité de Paulette Missambo à endosser la veste de chef du parti, tel que relaté par notre confrère L’Aube le 25 juillet. 

Concrètement, il est reproché à la veuve de Casimir Oye Mba, d’avoir transformé son QG de campagne en siège de l’Union nationale. Mais l’ancienne ministre de l’éducation nationale justifie sa démarche par une volonté manifestée par les militants « de se soulager de l’humiliant et récurrent chantage à La maison de mon père qu’ils subissaient depuis de trop longues années ». Rappelant dans le même temps qu’aucun texte, aucun chapitre digne d’interprétation du règlement intérieur n’interdit le parti d’établir son siège dans un tout autre quartier de Libreville. 

Le moins que l’on puisse dire, est que la candidature de Paul-Marie Gondjout à la succession de Zacharie Myboto à la tête de l’UN a toujours fait face à une farouche opposition en interne. « Chaque parti naît d’un acte fondateur. Le nôtre est né du rejet de la succession d’Omar Bongo à Ali. Nous ne pouvons pas le reproduire au sein de l’UN », rappelait  Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, actuel  vice-président de l’Union nationale tendance  Paulette Missambo. 

De l’autre côté, PMG et ses soutiens disent s’opposer à des errements de l’actuelle présidente  qui mettraient en danger l’esprit et la cohésion du parti de l’opposition Union nationale (UN). Appuyés de quelques  élus locaux signataires d’un courrier réclamant la scission de l’UN, il est presque acquis que cette scission à pour ambition de jouer un rôle majeur dans la prochaine élection présidentielle. 

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