Présidentielle 2023 : Steeve Nzegho Diecko veut faire le ménage dans les rangs du PDG

Le nouveau SG du PDG promet d’être intransigeant ©DR

Libreville, le 20 juillet 2016-(Dépêches 241). Pour éviter la déculottée enregistrée par le Parti démocrtique gabonais (PDG) lors de la présidentielle 2016, le nouveau chef de fil du parti d’Ali Bongo menace de se débarrasser de « certaines personnes qui se croient intouchables ». Pour  Steeve Nzegho Diecko, il n’est plus question de tromper le chef de l’État, en lui présentant des rassemblements des milliers de personnes  qui ne votent pas pour lui.  

Ali Bongo sollicite un 3ème mandat, a affirmé le nouveau secrétaire général du parti démocratique gabonais, Steeve Nzegho Dieko. Pour ce faire, ce dernier menace de  mettre fin à la fourberie dont sont passés maîtres certains cadres du «  parti de masse »

En effet, au cours d’une sortie dénommé « le rendez-vous du militant » dans le Grand Libreville le weekend écoulé,  le nouvel homme fort du parti  d’Ali Bongo a promis  de se débarrasser de « certaines personnes qui se croient intouchables » et dont le génie consiste à tromper « le distingué camarade président (DCP) » en mobilisant des foules, qui au final ne votent pas pour le candidat du parti du pouvoir. 

« Ne confondons pas la mobilisation et l’adhésion. C’est ce qui nous a trompés en 2016. D’abord, on se réunit dans une salle, dans un hôtel, on est 10 000, 15000, on prend l’argent du PDG et du DCP, alors que ceux qui sont là en masse ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Ensuite ils ne votent pas le président. On veut montrer des images au DCP croyant le tromper que nous avons réuni des milliers de personnes dans la salle pour lui faire croire qu’elles vont voter. Mais au final, rien », a confessé Steeve Nzegho Diecko. 

Dans sa  diatribe aux allures de mise en  garde, le successeur d’Eric Dodo Bounguendza rappelle à ses militants que le chef de l’État a besoin d’un 3ème mandat, dixit, « pour parachever ce qu’il n’a pas pu faire » en quatorze ans de règne. Il n’est donc pas question pour Steeve Nzegho Dieko que dans l’Estuaire, le PDG enregistre  à nouveau une déculottée dans les urnes comme en 2016, où les résultats officiels donnaient Jean Ping vainqueur avec 60,88% des suffrages, contre 37,33% pour Ali Bongo. 

« Je suis venu vous dire les yeux dans les yeux que ceux qui vont agir en marge de ces instructions, seront tout simplement virés. Parce qu’en 2016, ces mêmes erreurs, nous ont coûté extrêmement cher. Et je ne peux pas accepter qu’avec moi, le candidat échoue. Donc, s’il faut virer certaines personnes qui se croient intouchables, qui se disent avoir des titres fonciers, on le fera », a-t-il martelé.  

Le moins que l’on puisse dire, est que le PDG ne prépare pas les futures échéances électorales en toute sérénité. Les sorties impromptues de plusieurs de ses cadres rappellent manifestement les dysfonctionnements, les faiblesses, et les errements déjà observés en 2016.

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